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mercredi 1 septembre 2010

L'ANGIN PREND VIE ENFIN !

Voici le nouveau présentateur vedette de ce blogriffoul, le seul blogriffoul du monde !...

l'Angin est né de mon imagination en 1984. De nombreux documents et témoins l'attestent.

Méfiez-vous des contrefaçons !

l'Angin est le héro-zéro d'une saga de 20 tomes de bande-dessinée. excusez du peu. sa copine est l'Angine.

amis lecteurs et éditeurs, à bientôt !

l'Angin prendra souvent la parole ici.


"attention ! toute prise de parole est une prise de pouvoir."



jeudi 26 août 2010

perdue de vue

Dédié à Soraya D.





La passion de la montagne a gagné peu à peu Sophie, alors que c’est une citadine par conviction qui rend un culte fervent aux soldes, aux cinémas, et à sa voiture… De plus, la télévision la captive au point qu’il ne faut rater pour rien au monde les épisodes de sa série préférée, même pour aller au mariage de sa meilleure amie, tout juste pour aller au supermarché seulement… Bref, la montagne pour elle, c’était fait pour les autres.
J’ai usé de toute ma ruse pour l’habituer petit à petit à la randonnée dans les alentours de notre ville, j’ai même simulé une panne de voiture en rase campagne. Elle a convenu que ça musclait les abdos-fessiers, et marchait d’un bon pas avec son baladeur collé aux oreilles.
Pour l’habituer au plaisir unique des cimes, j’ai d’abord fait appel aux petites routes, aux téléphériques, et à une ballade à cheval… Mais mes efforts n’avaient pas été vains. Le résultat était là : elle acceptait de me suivre dans mes courses à travers les alpages. Nous avions investi dans de bonnes chaussures. Elle ne portait rien, ne lisait pas la carte, ne connaissait pas la boussole mais elle marchait bien à présent.
Nous faisions cette fois là une marche de cinq jours à travers les Ecrins, sans rallier de village: c’était une sorte de voyage de noces, notre première semaine entière de vacances ensemble. Elle était silencieuse sur le chemin et se rattrapait à l’étape. Nos nuits étaient tendres. J’étais heureux, j’avais ma bien-aimée et mes cimes, les deux amours de ma vie.
C’est le troisième jour que ça c’est passé. Nous faisions le chemin entre le refuge des Bons et celui de Pelvoux en contournant le Mont Pelvoux, justement, par l’est. J’ai bien vu qu’elle trainait la patte ce jour là, mais tout à mon plaisir, j’ai marché à mon rythme trop longtemps, quand je me suis retourné, au col où je voulais lui montrer la vue sublime, je ne la vis plus. Le chemin qui serpentait sur le pâturage nu était vide.
J’ai dévalé le sentier dans l’autre sens, guettant le moindre signe de ma Sophie dans le paysage aride, et me faisant tout un cinéma dans la tête : elle s’était foulée une cheville, ou elle avait dévalé d’un pic, ou bien, elle s’était trompée de chemin, et errait, perdue. Je l’ai cherchée, épouvanté, affolé, paniqué ! J’ai cru devenir fou ! Il n’y avait aucune trace visible de quoique ce soit. Elle ne pouvait pas avoir été enlevée par les martiens ! Alors ? Alors, je me suis assis au sol, et la tête dans les mains. J’ai pleuré toute l’eau de mon corps. J’ai sangloté de ma bêtise, de la perte de mon aimée, de peur, d’épuisement (j’avais fait le chemin dans les deux sens 4 fois !) j’étais perdu !
Enfin, je résolu de retourner au chalet de départ alerter les secours. La mort dans l’âme, je me suis avoué mon échec et mon impuissance à sauver ma chérie. Je me battais le train avec vigueur mais seulement mentalement. Pas fou !
Enfin, je m’approchais du chalet accroché à flanc de crête, préparant mes explications, mais avant que je ne dise un mot, Patrick, le responsable du refuge me tendit une enveloppe, oui mon nom était écrit de son écriture. J’ai eu l’air tellement stupide de surprise que le montagnard éclata de rire. Il se tenait les côtes et s’étranglait.
Enfin, il me dit que tôt le matin, Sophie était passée en courant presque, avait rédigé ce mot, et était partie aussi rapidement vers la route qui mène à Vallouise, dans la vallée. Hésitant entre fureur et soulagement, j’ouvris le message et je pus lire ceci :
BONJOUR MON AMOUR.
J’AI REBROUSSE CHEMIN. TU ETAIS TROP LOIN POUR QUE JE PUISSE T’AVERTIR. JE REVIENS AVANT LA NUIT. BISOUS MON CŒUR. TA SOPHIE.
Je ne comprenais rien, mais la fatigue a ceci de bon que cela maintient le calme. Je m’adossais à un rocher et mangeai un casse-croûte, tentai de lire, et ne cessais de scruter le chemin qui montait de la vallée.
Effectivement, comme le soleil se couchait, je vis cette silhouette que j’avais tant cherchée se dessiner au loin, et se rapprocher. Sophie marchait gaillardement. Elle portait un petit sac à dos et un sourire radieux ! « J’ai trouvé ! me cria-t-elle de loin.
- Tu as trouvé ton chemin pour rentrer au point de départ, je sifflai entre mes dents.
- Oui, acquiesça-t-elle sans sourciller et tout modestement, mais surtout j’ai trouvé ce que je cherchais. J’ai eu du mal, mais j’en ai un !
- Un quoi ? J’étais toujours perdu.
- Un lecteur dvd mobile !!! »
Elle était au comble de la joie ! Et elle se jeta à mon cou pour me coller son sourire partout sur ma grimace. Je finis par rire. Elle était parti se chercher un semblant de télévision, et pour cela avait marché deux fois plus que notre course initialement prévue. J’étais admiratif d’une telle motivation. Je ne pouvais pas râler. Je n’ai rien dit. Je l’ai assise à côté de moi, et, épaule contre épaule, nous avons regardé ce soir-là le grand bleu en entier. C’est un film de plongée sous-marine… Mais à ce point de l’absurde, plus rien ne me choquait.
Ainsi, nous avons fait beaucoup de marche en montagne, parcouru des kilomètres et des kilomètres tous les trois, Sophie, la télévision, et moi. Au fond, l’amour, c’est bien regarder dans la même direction…
Mais depuis ce jour-là, c’est elle qui marche devant…

la VRaison du ReNouVelleMental par la CréActivité

(en anglais : FReelax your Mind !)

La vraie raison de renouveler un nouvel age mental de tous et de chacun, c'est l'échec évident de tous les anciens systèmes de pensée et de comportement. La création d'une nouvelle pensée ou plutôt d'une NOUVELLE CONSCIENCE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE qui soit créative, créatrice et active est possible, plausible, simple, facile et même... inévitable !
on ne peut plus penser comme dans le passé et même dans le passé très récent. Fiasco total !

c'est cela l'enjeu du renouvellemental actuel. C'est en marche.

mais que signifie cette idée ?

- respecter la ViE, soi et les autres.
- vivre uniquement l'instant présent comme un cadeau de la ViE.
- observer sans penser.
- se détacher de son ego.
- agir par le non-agir.
- vivre son existence comme le symbole de son idée essentielle, le meilleur-de-soi.
- improviser constamment selon des modèles expérimentés que l'on remet constamment en cause.
- écouter le silence habiter notre vie-de et nous parler en silence.
- ne craindre que soi-même.

- et surtout... éSPéRER AVEC CONFIANCE ET ABANDON.

on en reparlera abondamment...




mardi 24 août 2010

les politiciens devraient faire autre chose !

Marre de la langue de bois, de l'intox, de la démagogie, du populisme, des propagandes ! Les politiciens fondent leur carrière sur l'hypocrisie.
Comment supporter encore l'injustice sociale et économique ?!? Toute personne au pouvoir est complice de cela et cautionne le système auquel il/elle participe.
Les criminels sont parfois des justes car quand la Loi est injuste, c'est criminel de lui obéir.

Résistance !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

vendredi 9 juillet 2010

La chenille est devenue papillon.


Quelqu'un que j'aime beaucoup m'a dit un jour que j'étais une grosse larve. J'ai été vexé comme un pou ! Mais la Vie est merveilleuse, qui transforme le mal en bien. Ainsi, le fumier de ma vie est devenu un terreau fertile où je m'épanouis. Comme quoi, il ne faut pas désespérer... et la grosse larve est devenue un beau papillon.
Papillon, ce n'est pas un petit pape, heureusement que non ! je déteste qu'on me dise comment je dois penser ! non, un papillon, c'est une fleur qui s'est envolée un jour de grand vent...

jeudi 8 juillet 2010

YiiiiiiiiiHAaa !


Jef Flag est amoureux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

mercredi 26 mai 2010

les nouvelles sont fraîches

L’or blanc
dédiée à Ludo B.





Lydie aime la montagne et elle aime le ski. Depuis Lyon, on n’est pas loin de toutes les stations des Alpes, et peu à peu, elle les avait à peu près toutes « goûtées ». Ce qu’elle préférait, c’étaient les petits villages avec une ambiance familiale. Il y avait moins de pistes, mais aussi moins de monde. Comme elle avait une bonne situation, elle s’était équipée de chaussures et de skis et elle avait plusieurs tenues toutes plus jolies et pratiques que celles des autres, mais sans couleurs voyantes. Lydie n’aime pas se faire remarquer.
Ce matin, il neige. Elle se dirige dans sa petite voiture allemande vers un beau village-station de la Vanoise. Personne de sa tribu n’a pu l’accompagner. Peut être que la météo les a refroidis. Elle sourit de son mot d’esprit. Elle écoute sa musique à fond. Elle a déjà passé Albertville et n’est plus très loin.
Mais la neige tombe tellement que le jour ne se lève pas, ou plutôt, il ressemble à la nuit éclairée par la lune qu’elle a connue sur l’autoroute jusqu’à Chambéry. Bon, elle a réussi à mettre toute seule les chaînes aux roues avant. Tout va bien…
Seulement voilà, la neige tombe encore très serrée, elle ne voit vraiment pas bien la route. Voilà comment elle a manqué son virage.
Oh, elle n’est pas blessée, elle a glissé, non, la voiture a glissée dans le bas fossé, et s’est enfoncée dans un mur de neige. Zut ! Elle peste. Pas moyen d’ouvrir les portières. C’est bloqué par la masse de poudreuse. Ah, elle est servie en matière de neige fraiche ! Elle peste, mais ne s’affole pas encore. Calmement, sort son portable pour appeler quelqu’un. Mais qui ? Personne ne l’attend, et elle ne connait pas âme qui vive où elle va. Bon, elle compose le numéro de son meilleur ami à Lyon.
Et elle se glace ! La communication ne passe pas !!! Elle essaie le 18, numéro d’urgence des pompiers. Même résultat. Elle a un gros problème à présent. Sa gorge est plus serrée que la main du président à la foire agricole de Paris. Bien-sûr, le moteur ne tourne plus, étouffé sous la masse froide qui l’entoure. Donc le chauffage est arrêté aussi. Aïe ! Zut ! Flûte ! CROOOTTE !!! Bien-sûr, personne ne l’entend. Lydie est courageuse. Elle fait le point calmement.
Pas de bobo. La voiture n’est peut être pas endommagée, mais elle est seule, perdue en montagne, et il fait froid.
Soudain, elle pense à son sac. OUI !!! Elle a apporté une casse-croûte copieux pour la journée, avec un bon thermos de vin chaud. Ha ! Son moral remonte en flèche, elle va attendre calmement les secours. Mais elle ne réalise pas que les traces qu’elle a laissées, qui montreraient qu’elle est là, à 10 m de la route, eh bien ces traces sont déjà recouvertes par un épais matelas d’or blanc. Ironie, c’est justement ce qu’elle vient chercher ! Mais laissons-lui ses espoirs. Ca ne dure pas. Son sac est dans le coffre, elle se détache, et parvient au bout de longs efforts douloureux à soulever le hayon arrière. Ses doigts gourds à cause du froid ne font pas ce qu’elle veut. Lydie est intelligente et organisée. Elle prend un tournevis dans le vide-poche, et atteint enfin son but : le vin chaud. La voilà bien assise, emmitouflée dans sa couverture qu’elle a prise dans le coffre, avec sa tasse chaude. Elle essuie une larme de bonheur. Non seulement, elle a une très bonne recette, mais cette fois, elle a utilisé un excellent Bourgogne.
Elle se régale vraiment et en oublie le temps. A la deuxième tasse, elle a envie de chanter. A la troisième, elle a vraiment soif et se sert la quatrième, faut dire qu’elle l’a soigné celui-là : peu de cuisson pour conserver l’alcool, beaucoup de sucre pour augmenter les degrés, et tout ce qu’il faut : zeste d’orange, clous de girofle, muscade, et énormément de cannelle ! Ah ! C’est décidément un régal.
Seulement, elle n’a pas faim, préfère garder les sandwiches pour plus tard et s’endort pompette. C’est bien pour passer le temps quand on n’a rien à faire. Seulement voilà, l’alcool fait baisser la température du corps. Au début, on a l’impression de chaud car les vaisseaux sont dilatés, et le sang circule plus, mais l’effort pour assimiler l’alcool et le produit lui-même diminuent l’énergie calorifèrique du corps. Eh oui, désolé, les bons chiens St Bernard on achevé nombre de montagnards à moitiés gelés. Mais Lydie n’en est pas là.
Lydie sera sauvée, mais beaucoup plus tard, en fin de journée, quand le temps s’est levé, par le chien de promeneurs qui, bien heureusement, se promenaient par là. Elle aura même droit à un article dans le journal local. Mais elle n’aime plus autant le vin chaud qu’avant… avant sa pneumonie.